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Angers optimise son potentiel commercial

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 03 / 2007
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La préfecture du Maine-et-Loire a entrepris une profonde réhabilitation de son appareil commercial afin de conserver son attractivité, menacée par sa proximité avec Tours, Nantes et Rennes.

Angers optimise son potentiel commercial

Ville de taille modeste, Angers rayonne pourtant sur une zone de chalandise de 450 000 habitants grâce à la présence de tous les services administratifs et culturels. Mais le département est, en revanche, cerné de toutes parts. A 45 minutes de Nantes et de Tours et à 1 heure de Rennes, Angers a dû, pour endiguer l'exode vers ces concurrentes, se doter d’un appareil commercial compétitif.

Il n’était pas suffisant en supermarchés, indique Philippe Delaporte de la CCI. Maintenant que nous avons comblé ce retard, une charte a été signée pour empêcher l’installation de nouvelles structures.

Longtemps préservés de la concurrence périphérique, les commerçants angevins ont, néanmoins, accueilli la création du centre commercial Espace Anjou en 1995 avec inquiétude. “ D’ailleurs, les petits n’ont pas supporté les 5 années difficiles que nous avons connues jusqu’en 2000, reconnaît-il Puis, les enseignes sont arrivées renforçant l’attractivité du cœur de ville.”

C’est au cours de cette période, délicate que les “Vitrines d’Angers” ont été créées dans le but de redynamiser le centre en assurant sa promotion. Car si Angers peut se targuer de posséder des enseignes compétitives dans l’équipement de la personne, le commerce urbain a besoin d’être valorisé. L'objectif ? Le positionner comme un cœur de mode, un temple de l’achat plaisir en opposition avec l’achat “corvée” périphérique.

L’association, qui regroupe 250 commerçants dont 75 % d’indépendants, ne ménage pas sa peine : marché de noël, opérations de communication et de fidélisation, livraisons à domicile, heures de stationnement offertes, chèques cadeaux, les idées ne manquent pas pour choyer le client. Des services qui visent notamment à préserver les indépendants : “Ce sont les garants de la spécificité de notre centre. Nous avons un centre où cohabitent, en harmonie, les enseignes et les indépendants. Quand on voit ce qu’ils sont devenus à Nantes, on peut considérer que c’est une réussite”, se réjouit Philippe Delaporte.

Mais pour faire face aux agrandissements des hypermarchés, il a fallu élargir le centre. Une fois les rues Lenepveu et Saint Aubin piétonnisées, les vieilles Halles, moribondes, ont été rasées pour donner naissance à un centre commercial d’hyper centre, “Fleur d’eau”. Véritable locomotive avec H&M, Monoprix, Saturne, et Go Sport, l’arrivée de cette nouvelle structure a d’une part rééquilibré le paysage commercial d’Angers et d’autre part engendré l’apparition de nouvelles activités.

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