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Angoulême : au-delà de la bande dessinée

Par Sophie MENSIOR - Le 21 / 06 / 2010
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Connue mondialement pour son Festival de la Bande Dessinée, la préfecture de la Charente valorise son centre-ville, au travers d’animations et d’opérations de rénovation. Pour faire face au développement des zones commerciales périphériques.

Angoulême : au-delà de la bande dessinée

Située sur un promontoire, surplombant la Charente, la ville constitue la troisième agglomération de la région Poitou-Charentes, peu après Poitiers et la Rochelle. Le centre, qui se trouve à 60 mètres de hauteur, est dénommé « le plateau », et au pied de celui-ci se déploient d’autres quartiers, comme Saint-Martin, Saint-Cybard, L’Houmeau…La ville préfecture figure au sein d’une communauté d’agglomération, qui regroupe 15 communes et qui s’est dotée d’un SCOT (Schéma de cohérence territoriale).
En 2005, la ville qui ne disposait d’aucune donnée précise sur le commerce a mené une étude afin de mettre en place une cartographie du tissu commercial. « Cette étude nous a permis d’avoir une base pour le dossier Fisac », indique Benoît Attagnant, animateur commerce de la ville d’Angoulême. 
C’est également en 2005 qu’ont commencé les travaux de la galerie commerciale de la place du Champ de Mars, qui regroupe 40 enseignes nationales, qui ne disposaient pas du foncier suffisant pour s’implanter en centre-ville.

 Cette galerie se situe en sous-sol, car il fallait libérer de la place pour le Festival International de la Bande Dessinée, qui se tient tous les ans en janvier sur cette place. Les différents acteurs en charge du commerce essaient de l’aménager pour la faire vivre tout au long de l’année.
Autre particularité d’Angoulême : un chemin piéton et commercial, très étiré sur 1,5 km, sous forme de ruban traverse le centre-ville. Tout au long de son trajet, il prend différentes appellations, inspirées de l’univers de la B.D : rue Goscinny, rue Hergé…puis passe devant l’Hôtel de Ville jusqu’à la partie ancienne de la ville. Entouré de remparts, le Vieil Angoulême a commencé à être restauré dans les années 80, et un grand nombre de cafés et restaurants s’y sont implantés. « C’est un quartier prédestiné à la restauration », estime Frédérique Béchon, responsable du commerce à la CCI d’Angoulême. « Il y a beaucoup de vêtements dans l’hyper centre-ville, il pourrait y avoir plus de diversité », ajoute-t-elle.
Autour de la ville se déploie un certain nombre de zones commerciales périphériques, qui se développent de façon intensive. « En termes de grandes surfaces, nous arrivons à saturation », estime Laurent Peslerbe, adjoint au Maire en charge de l’emploi et du développement territorial.
Des actions sont menées pour valoriser la cité, qui appartient au réseau « Ville d’Art et d’Histoire » et rendre le commerce attractif. C’est ainsi qu’un programme de rénovation des devantures commerciales a été mis en place, ainsi qu’une charte de qualité pour les terrasses.

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