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Annecy en pleine mutation

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 02 / 2010
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Après quelques années florissantes, la ville a été rattrapée par la crise économique. Pour relancer son commerce, qui souffre du développement des zones périphériques, elle a entrepris un programme d’actions. Avec l’espoir d’être retenue pour accueillir les JO d’hiver en 2018.

Annecy en pleine mutation

Surnommée La Venise des Alpes, la préfecture du département de la Haute-Savoie bénéficie d’un environnement plutôt exceptionnel. Située au bord du lac d’Annecy, au pied du massif des Aravis et des Bauges, elle se trouve à quelques encablures seulement de la Suisse et de l’Italie. Ce qui confère à la ville un fort attrait touristique été comme hiver.
Dans ce cadre plutôt favorable, le commerce s’est bien développé et a connu quelques années florissantes. Il se déploie dans le centre et dans les zones commerciales situées aux portes de la ville. Selon un recensement réalisé par la Chambre de commerce et d’industrie en juillet /août 2008, le commerce annécien compte 1772 boutiques, dont 20 % de CHR. Outre cette catégorie, il se décompose ainsi : les services 25 %, l’équipement de la personne 14 % et la culture et les loisirs 13 %. La ville compte une forte proportion d’indépendants : 79 %, les 21 % restants sont des franchisés et succursalistes.

En périphérie, des centres commerciaux se sont déployés, tels que celui de la zone d’Epagny. Plus récemment, s’est implantée une nouvelle zone à Seynod, elle aussi en plein développement.
L’ensemble du commerce annécien est bien pourvu avec des enseignes variées. « Ce qu’il nous manque, tempère Eric Reinier Machenaud, président de la jeune association de commerçants Vita’Ville, ce sont des commerces et des enseignes de luxe. » Ceux-ci permettraient de capter la clientèle genevoise, une clientèle exigeante, qui apprécie de venir faire ses courses à Annecy, mais qui a tendance à se rendre sur la zone d’Epagny.
« Les commerces du centre pâtissent du développement de zones concurrentielles à l’extérieur de la ville et de la conjoncture économique difficile », estime le maire adjoint, chargé du commerce, de l’artisanat, et des relations économiques, Laurent Rosain. Pour éviter une paupérisation de son commerce, la ville se devait de réagir. Pour cela, elle dispose d’un programme Fisac. Une première tranche a démarré en 2005, suivie par une deuxième, depuis juillet 2009.
Autre problème auquel la ville a du s’atteler : une multitude d’associations de commerçants, et un manque de dialogue entre elles. Ce point est résolu. Une nouvelle association a vu le jour : Annecy Vita’Ville, qui regroupe déjà plus de 300 commerçants et artisans.
Actuellement, toute la ville se mobilise en vue des JO d’hiver 2018, c’est en juillet prochain que les villes candidates seront sélectionnées. En attendant la réponse finale en juillet 2011, il s’agit d’un projet fédérateur, qui devrait contribuer à donner un nouvel élan à Annecy.

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