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Blois : une vie de château

Par Sophie MENSIOR - Le 13 / 05 / 2013
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La préfecture du Loir-et-Cher entend veiller à l’équilibre de ses pôles commerciaux. Pour cela, les différents acteurs mettent en place des outils pour encadre leur développement. Au programme pour le centre-ville : attirer de nouvelles enseignes pour fidéliser les consommateurs.

Blois : une vie de château
Située sur la Loire à mi-chemin entre Tours et Orléans, Blois est la commune la plus peuplée du département du Loir-et-Cher avec près de 50 000 habitants. Ville d’Art et d’histoire, elle peut s’enorgueillir d’accueillir le château royal de Blois, dont la fréquentation continue d’augmenter. Le département bénéficie de la présence d’autres célèbres châteaux tels que Chambord, Cheverny…

Comme dans les autres communes de France, l’offre commerciale s’articule autour de magasins de centre-ville, d’une part, et de grandes et moyennes surfaces en périphérie d’autre part. « Ces pôles en périphérie sont plutôt stables depuis plusieurs années et ont été rénovés dans les années 2000 », commente Catherine Michou, responsable du service commerce à la Chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher.
 « Nous partons du principe que les vieilles rancœurs doivent être dépassées, quand il n’y a pas de GMS (Grandes et moyennes surfaces), il se produit de l’évasion commerciale. La CCI a toujours veillé à ce qu’il y ait un équilibre entre toutes les formes de commerce », ajoute-t-elle.

En centre-ville, Blois recense 387 locaux commerciaux, dont 6,9 % sont vacants, «  ce qui est pas mal par rapport à la moyenne nationale», soulignent Louis Buteau, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine communal, de l’habitat, du commerce et de l’artisanat et Audrey Pencolé, responsable des services développement commercial, occupation du domaine public et gestion immobilière.

On y trouve encore un grand nombre d’indépendants, tous secteurs confondus, alimentaires et non-alimentaires. La preuve en chiffres : dans le centre, les indépendants représentent 67 % des commerces, les indépendants avec enseigne 15 %, les succursalistes 10 % et les franchises 8 %, sachant que ces chiffres proviennent de l’Observatoire du Commerce datant de 2008. Les magasins du centre sont essentiellement tournés vers l’équipement de la personne, de la maison, la culture et les loisirs. Si l’on trouve des moyennes surfaces (Eurodif, Sephora, un espace culturel Leclerc et la librairie Labbé), en revanche point de grande locomotive type Monoprix, H&M

« Les disponibilités foncières sont rares, le centre-ville est très contraint entre la Loire et le coteau. Par conséquent, il est difficile d’accueillir de nouvelles enseignes », explique Catherine Michou. Afin de pouvoir les attirer, plusieurs projets sont prévus comme un espace commercial derrière l’Eglise Saint-Vincent, le réaménagement du quartier Gare/Saint-Vincent.

Pour encadre le développement commercial, un Dac (Document d’aménagement commercial) est en cours d’élaboration dans le cadre du Scot (Schéma de cohérence territoriale). Celui-ci devrait être approuvé d’ici la fin 2015.

Afin de dynamiser son commerce, différentes actions sont menées en collaboration avec la Fédération blésoise du commerce et de l’artisanat (FBCA), qui vient de se doter d’une nouvelle présidente en la personne de Sophie Malapert. Outre les animations  déjà opérationnelles (chèques cadeaux, défilé de mode…), la fédération réfléchit à la mise en place d’une carte de fidélité, sur le modèle de celle qui existe déjà à Vendôme et qui a fait ses preuves…

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