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Cahors espère des enseignes nationales pour mieux lutter contre Montauban

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 12 / 2007
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Enclavée dans une région à fort potentiel touristique, Cahors peine à attirer les enseignes indispensables pour endiguer l'évasion commerciale vers Montauban. Pour y remédier, la ville rénove son centre et met en chantier la Zac de Labéraudie.

Cahors espère des enseignes nationales pour mieux lutter contre Montauban

Réputée pour son patrimoine historique, architectural et viticole, Cahors est moins fringante, économiquement parlant. Fortement dominée par des activités de services et de commerce, la ville n’a pas, en outre, profité de la construction de l’A20, qui devait permettre la désenclaver. Au contraire, on déplore une évasion commerciale vers Montauban et Toulouse….

Préoccupés par la faiblesse des activités de production, les élus tentent, depuis le début du nouveau millénaire, de redresser la barre. Pour y parvenir, une Zac, Labéraudie, est actuellement en cours de réalisation pour renforcer l’offre commerciale de Cahors : “Toutes les études montrent qu’une part importante de la clientèle du département nous ignore, faute d’un nombre suffisant d’enseignes nationales, explique Jacques Ducros, en charge du commerce à la mairie. Si l’on accroît le choix sur place, certains clients resteront, d’autres viendront. Grâce à Labéraudie, on pourra rayonner jusqu’à 40 kilomètres.”

Un projet d’autant plus nécessaire que la ville manque de locaux supérieurs à 100 m2 dans son centre, et présente aussi la particularité de concentrer l’essentiel de son activité marchande dans son secteur sauvegardé. Conscients de l’importance du tourisme et du commerce pour le développement, les élus y ont consacré un Fisac baptisé “Cœur de ville 2003-2008”.

Ville d’art et d’histoire, Cahors dispose d’une richesse patrimoniale rare. Aussi, la politique de réhabilitation du cœur ancien et des espaces publics permet à la fois de valoriser le passé de la ville tout en renforçant l’offre touristique. Les commerçants en profitent. Dernière réalisation en date, la rénovation du boulevard Gambetta, l’artère principale, offre de nouvelles perspectives au commerce cadurcien.

Au point que certaines enseignes, comme Étam, Afflelou ou Jenyfer y ont fait leur apparition. Une excellente nouvelle pour Jean-Pierre Garcia, de la CCI : “ En ouvrant entre 12 et 14 heures, les enseignes ont bouleversé les habitudes du commerce indépendant et ont dopé le trafic dans le centre”, estime-t-il.

Satisfait de constater l’installation de nouveaux petits détaillants, il demeure convaincu que l’arrivée de grandes marques est nécessaire pour la vitalité du commerce cadurcien : “La vertu des enseignes, c’est qu’elle pousse à la modernisation des esprits”, poursuit-il. Un avis partagé par Jacques Ducros : “ La ville a tout fait pour s’embellir et se rendre attractive. La balle est désormais dans le camp des commerçants qui doivent s’adapter à la clientèle, notamment en faisant des efforts en termes d’amplitude horaire et de diversité de l’offre.”

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