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Chartres souhaite étendre son rayonnement

Par Sophie MENSIOR - Le 18 / 02 / 2013
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La "Capitale de la lumière et du parfum" veut rester une vraie ville de province...à 1 heure de Paris. Pour renforcer l’attractivité du centre, autour de sa cathédrale, elle a entrepris un certain nombre de travaux d’aménagements.

Chartres souhaite étendre son rayonnement

Située au cœur de la Beauce, région agricole céréalière, Chartres bénéficie d’une renommée mondiale grâce à sa cathédrale, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Implantée à 90 kilomètres de Paris et sur la route des Châteaux de la Loire, elle est surnommée  "capitale de la lumière et du parfum". La ville accueille en effet des grands noms de la parfumerie comme Guerlain, Paco Rabanne, regroupés sous l’appellation de " Cosmetic Valley ".

L’offre commerciale de la préfecture du département d’Eure-et-Loir s’articule autour du centre-ville et des pôles périphériques, qui proposent des gammes différentes et complémentaires.

Depuis quelques années, l’hyper-centre est devenu piéton et les travaux pour élargir cette zone se poursuivent. « Nous souhaitons préserver le centre-ville afin de le rendre plus attractif en agrandissant la zone piétonne », appuie Elisabeth Fromont, premier adjoint au Maire et vice-président de Chartres Métropole.
Comment se compose le paysage commercial ? Sur un total de 516 commerces et prestataires de services de la ville, on dénombre 102 franchisés. Parmi ceux-ci 39 sont des succursalistes et 36 sont des commerces indépendants.
Quant au centre-ville, il regroupe 73 % des commerces de la commune. Les secteurs hygiène santé et équipement de la personne y sont majoritairement présents. « Le centre-ville essaie de se spécialiser dans le chic, le haut de gamme pour marquer sa différence », énonce Virginie Brette-Morel, présidente de l’UCC (Union des commerçants chartrains). Objectif visé : devenir un centre de shopping chic à ciel ouvert, afin de lutter contre l’évasion commerciale qui peut se produire vers Paris, Orléans ou le Mans.
De l’avis des différents acteurs, le centre-ville n’a pas trop souffert du développement des zones commerciales en périphérie. Celles-ci devraient encore s’agrandir avec la création d’un retail park de 130 000 m² au nord-est de la ville, face à l’actuelle zone de Carrefour. Compte-tenu des délais d’étude et de travaux, celui-ci ne devrait pas être opérationnel avant 2015.
Le développement de ces pôles s’effectue dans le cadre d’une politique volontariste. « Nous souhaitons maîtriser au mieux ces problèmes de concurrence », indique Elisabeth Fromont. Disposant d’un SCOT (Schéma de cohérence territoriale), depuis 2006, la ville est en train d’élaborer son DAC (Document d’aménagement commercial) dans le cadre de l’agglomération Chartres Métropole, qui regroupe 47 communes depuis le 1er janvier 2013.
La cité beauceronne a beaucoup d’atouts, qu’elle doit pouvoir exploiter. Pour Virginie Brette-Morel, elle doit garder son statut de vraie ville de province, indépendante mais située seulement à 1 heure de la capitale. « 8 000 personnes qui habitent Chartres font le trajet tous les jours pour aller travailler à Paris », met-elle en évidence.
Pour devenir encore plus attractive, la ville a de vastes projets d’aménagements, notamment autour de la gare, avec la construction de logements, de bureaux et d’une salle de spectacles. Et comme le commente Chantal Maudhuit, membre élu de la Chambre de commerce et d’industrie d’Eure-et-Loir et présidente de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) : " Il est important de pouvoir accueillir des congrès en centre-ville. Les hommes d'affaires préfèrent y séjourner plutôt que d'être en périphérie".

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