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Clermont-Ferrand : une ville et un commerce en éveil

Par Sophie MENSIOR - Le 10 / 03 / 2008
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Capitale naturelle du Massif central, Clermont-Ferrand a longtemps été tributaire économiquement de Michelin. Consciente de cette dépendance, la ville entend désormais s’appuyer sur son commerce pour valoriser une région en devenir.

Clermont-Ferrand : une ville et un commerce en éveil

Après avoir stabilisé son solde démographique, la ville, aujourd’hui peuplée de 141 000 âmes, se met même à gagner chaque année de nouveaux résidents. Mais avec une agglomération qui compte 350 000 habitants, elle est avant tout la métropole régionale d’un territoire attractif.

Avec Michelin, Clermont-Ferrand dispose d'un poids lourd industriel qui emploie près de 13 000 personnes directement ou par sous-traitance. Malgré cette omniprésence, la ville a su se diversifier dans les domaines de la santé, de l’agroalimentaire, de la mécanique ou encore des services.

Si des grandes surfaces ont émergé en périphérie, notamment dans le sud de l’agglomération, l'équilibre ne paraît toutefois pas menacé : “La métropole s’étant élargie, il est normal que l’offre commerciale ait suivi les résidents", note Daniel Venturini de la CCI.

Plus prudent, le président de Clermont Commerce, Stanislas Renié, estime qu’il faut désormais être vigilant. Avec près de 350 adhérents, l’association de commerçants mène un travail de fond pour faire (re)venir la clientèle du centre-ville. Ce qui ne constitue pas une mince affaire au vu des importants chantiers entrepris par la mairie ces dernières années. À commencer par le tramway dont les travaux ont lourdement pénalisé les commerçants.

L’autre principale réalisation concerne la place de Jaude. Véritable poumon économique de la ville depuis 25 ans et la création du premier centre commercial, la place, désormais entièrement piétonnisée, attire enseignes et chalands. Le commerce s'est déployé tout autour, notamment le moyen-haut de gamme qui s’est développé dans les artères avoisinantes, en particulier dans les rues Blatin et Maréchal Foch.

Une opération de réhabilitation a permis d’endiguer la fuite des chalands en direction de Vichy ou Saint-Étienne. Et la tendance n’est pas prête de s’inverser. Un deuxième centre commercial, le Carré Jaude II, est en voie d’achèvement, accueillant une centaine de commerces, majoritairement des enseignes, un cinéma et un hôtel 4 étoiles.

Les indépendants, quant à eux, sont encore nombreux dans le centre historique, notamment rues des Gras et du 11 Novembre, tandis que la rue du Port et l’avenue des États-Unis semblent renaître de leurs cendres : “En spécialisant leurs activités, ces rues retrouvent les faveurs des chalands, note Stanislas Renié. Il reste également du commerce alimentaire autour du marché Saint-Pierre tandis que la place de la Victoire, qui a été restructurée, demeure la place festive clermontoise où les indépendants ont leur mot à dire.

Mais avec un pouvoir d’achat très modeste, les possibilités de la population clermontoise sont limitées. Aussi, les acteurs locaux veulent s’appuyer sur le tourisme pour asseoir la stabilité économique de leur région : “Le Puy de Dôme est le deuxième site national le plus visité en France, rappelle Daniel Venturini. Nous devons mettre l’accent sur la beauté de notre région, le caractère agréable de notre ville, à proximité de la campagne et de la montagne. On a tout sous la main !”

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