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Dijon veut faire revenir le chaland

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 01 / 2007
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La prolifération des grandes surfaces dans la périphérie dijonnaise a considérablement affaibli le commerce de centre-ville. Face à cette situation préoccupante, tous les acteurs économiques se mobilisent  pour redynamiser l’espace urbain.

Dijon veut faire revenir le chaland

Le département de la Côte d’Or est dominé par l’agglomération dijonnaise qui compte la moitié de sa population. Une concentration qui n’est pas synonyme de chômage puisque le taux y est de deux points inférieur à la moyenne nationale.

Dijon est une ville administrative où le tertiaire est l’activité dominante. Le commerce y est, également, fortement développé. Mais c’est en périphérie qu’il rayonne où les super et hypermarchés se sont implantés depuis 20 ans.

Dijon dispose du record de France des surfaces en hypermarchés par habitants et seuls 11 % de la consommation des ménages se portent sur le centre-ville. Même si ce chiffre est préoccupant, les acteurs  locaux reconnaissent le bien-fondé de cette offre périphérique, la venue d’Ikea, drainant, par exemple, des chalands résidant à plus de 1h30 de voiture.

L’offre de centre-ville n’est pourtant pas en reste : H&M, la Fnac, les Galeries Lafayette, témoignent de la bonne santé du commerce urbain. L’installation d’un multiplexe dans le quartier de la gare devrait, en outre, dynamiser cette zone.

Mais Dijon est confrontée à un problème de foncier. Pour le solutionner, la CCI suggère d’ exploiter des bâtiments administratifs à des fins commerciales. Tout en opérant un rééquilibrage quantitatif et qualitatif de sorte que le positionnement soit moyen-haut de gamme.”

Pour y parvenir, la Mairie a engagé d’importants travaux de rénovation urbaine pour embellir la cité. Les Halles ont, par exemple, été restaurés. La piétonisation de la place Emile Zola, indispensable dans un centre historique, a “boosté” l’activité restauration.

Des opérations de rénovation commerciale ont par ailleurs été engagées dans des quartiers “populaires” afin d’y maintenir et même d’y développer le commerce.

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