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Grenoble : laboratoire écologique

Par Sophie MENSIOR - Le 09 / 03 / 2018
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Des changements sont opérés dans la préfecture de l’Isère : élargissement de l’espace piéton, mise en place d’une zone de circulation restreinte…Ce qui inquiète pour l’instant, les commerçants.

Grenoble : laboratoire écologique

Située entre trois massifs montagneux (Vercors, Belledonne, et Chartreuse), Grenoble est la troisième commune de la région Rhône-Alpes après Lyon et Saint-Etienne. Compte-tenu de sa situation géographique, les stations de ski ne sont pas loin : Chamrousse en 1 heure à peine, l’Alpe d’Huez, les 2 Alpes ainsi que des stations de moyenne montagne.

Elle s’affirme aujourd’hui comme une Cité des Hautes  Technologies, avec des entreprises spécialisées dans l’informatique, le numérique…
Autre particularité ; il s’agit d’une ville verte, avec à sa tête un maire issu des rangs d’Europe Ecologie les Verts (EELV). Ce qui fait d’elle, en quelque sorte, un laboratoire des idées et projets écologiques.

Elargissement de la zone piétonne


Première application de ce programme : l’élargissement de la zone piétonne en centre-ville, qui s’inscrit dans la démarche "Cœur de Ville, Cœur de Métropole ", initiée par la Métropole pour améliorer le territoire, qui couvre 49 communes.

« Notre idée est de faire un grand plateau piéton qui va du pont du Saint-Laurent à la Caserne de Bonne et de relancer le commerce dans ce périmètre », appuie Pascal Clouaire, adjoint au maire de Grenoble, en charge de l’économie de proximité (commerce, artisanat, économie sociale et solidaire…) « Le commerce de proximité de la ville est éclaté en plusieurs morceaux, l’objectif est de les rassembler », ajoute-t-il.

Deuxième application : la mise en place d’une zone de circulation restreinte. Des projets qui suscitent des craintes de la part des commerçants pour les années à venir.

Comment se compose le paysage commercial ? 4000 commerces sont recensés à Grenoble (dont 1 937 commerces de détail) et  7000 sur l’agglomération.

Les rues numéro 1 s’articulent autour de la place Victor Hugo, la place Grenette et la place Félix Poulat. Un certain nombre de grandes enseignes sont implantées dans le centre-ville telles Galeries Lafayette, Fnac, Monoprix ou encore Nespresso… A noter que Bricorama va s’y installer avec un format adapté à ce type d’emplacement.


Forte augmentation dans l’hébergement-restauration

On peut constater des typologies de commerces par quartiers : le quartier des Halles, le quartier des pizzérias sur les quais de l’Isère ; celui des Antiquaires (rue Voltaire, rue Bayard…), la gastronomie place de Metz, ou encore les artistes à Lakanal-Championnet. « Nous voulons renforcer ces identités commerciales », appuie Pascal Clouaire.

Les établissements dans le domaine de l’hébergement-restauration ont fortement augmenté. On dénombre précisément 1099 commerces d’hébergement, restauration et débits de boisson.
Pour compléter ce paysage, deux centres commerciaux d’envergure sont implantés dans la continuité de l’hyper-centre : Grand Place et la Caserne de Bonne.

« Ce que l’on peut regretter, c’est l’absence de commerces de luxe », souligne Christian Hoffman, président de l’association de commerçants Label Ville. Ce qui viendrait contrebalancer l’image de  "Ville Quechua" , parfois associée à Grenoble.

Quant à son taux de vacance commerciale, « il est de 8 %, légèrement en dessous de la moyenne nationale », indique Guy Jullien, vice-président de la métropole, en charge du commerce, de l’artisanat et des PME.  Pour dynamiser le commerce, une animatrice de centre-ville vient d’être recrutée.
Pour se rendre plus attractive, Grenoble veut miser sur le tourisme. Parmi les différentes pistes : développer les randonnées au départ de la ville mais également  le tourisme d’affaires.

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