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La métamorphose de Bordeaux

Par Sophie MENSIOR - Le 25 / 09 / 2017
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La ville a totalement changé de visage ces dernières années avec un réaménagement du centre-ville et des rives de la Garonne. D’autres quartiers sont en cours de rénovation. Ce qui devrait entraîner l’arrivée de nouveaux habitants et commerces.

La métamorphose de Bordeaux
L’image de la " Belle endormie" est définitivement révolue. Depuis une vingtaine d’années, la préfecture de la Gironde s’est complètement métamorphosée, sous l’impulsion d’Alain Juppé, son maire depuis 1995.

Un certain nombre de chantiers ont été menés comme la mise en place d’un réseau de trois lignes de tramway, la réfection des quais le long de la Garonne, la piétonisation du centre-ville.  Depuis 15 ans, 40 000 habitants ont rejoint la métropole.

Touristes en augmentation

Les touristes sont également en forte augmentation : plus de 6 millions sont venus visiter la cité girondine en 2015 avec une clientèle de croisiéristes en expansion elle aussi, qui arrive directement en centre-ville.

L’ouverture de la Cité du Vin dope aussi la fréquentation touristique : en un an, elle a déjà attiré 400 000 visiteurs. Et ce n’est pas fini. D’autres chantiers sont également programmés, comme la rénovation du quartier Bassins à flot, autour de la cité du Vin, qui combine logements et commerces. Avec l’arrivée de la  LGV (Ligne à grande  vitesse), le quartier de la gare doit lui aussi être réaménagé.

Le commerce : premier employeur de la ville

Le commerce occupe à Bordeaux une place de choix puisqu’il fait figure de premier employeur de la ville. La preuve par les chiffres : depuis 2010, leur nombre est en hausse de 17,5 %. 460 000 m² de surfaces sont recensées et le centre-ville constitue le premier pôle commercial d’Aquitaine, avec 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires.  Quant aux taux de vacance commerciale, il s’élève à moins de 10 %.
En cœur de ville, la principale artère commerçante, est sans aucun doute, la rue Saint-Catherine, qui regroupe les enseignes nationales. « Compte-tenu de sa longueur, elle propose une offre très large », souligne Christian Baulme, président de la Ronde des Quartiers, fédération  qui regroupe les associations de quartiers de la ville. Nouveauté dans cette artère, la promenade Sainte-Catherine, une galerie commerciale à ciel ouvert, avec des logements.

Le coût du foncier : un problème pour les indépendants

C’est dans les rues adjacentes, telles la rue Saint-James, surnommée « Le Marais Bordelais », ou la rue du Pas Saint-Georges, que l’on trouve les commerçants indépendants, qui représentent plus de 70 % des points de vente de la ville. « Nous sommes attachés à l’équilibre commerce indépendant/enseigne », appuie Maribel Bernard, conseillère municipale, déléguée au commerce et à l’artisanat. « Mais le problème pour les indépendants, c’est le coût du foncier. Il a beaucoup augmenté et il va grimper encore avec l’arrivée de la LGV », ajoute-t-elle.

En ce qui concerne les secteurs présents dans le centre-ville, la restauration a beaucoup augmenté, notamment la restauration rapide. De même que les loisirs et services. En revanche, équipement de la maison et équipement de la personne ont perdu en parts de marché.

Veiller aux équilibres commerciaux

Avec la périphérie, l’ensemble constitue une offre commerciale riche. A tel point que certains se demandent si elle n’est pas surdimensionnée, avec tous les nouveaux projets en devenir. « Il conviendrait de se poser pour réfléchir … », estime Laurent Putz, responsable Pôle Etudes et Observatoire de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) Bordeaux Gironde.

Dynamique, en croissance démographique, la vile possède de nombreux atouts mais doit veiller au maintien de ses équilibres, notamment commerciaux. Poursuivant son programme d’aménagement, Bordeaux doit rester vigilante et ne pas se reposer sur ses lauriers.

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