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Le commerce de Valenciennes rêve de décoller

Par Sophie MENSIOR - Le 26 / 02 / 2007
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Cruellement affectée par la crise métallurgique et sidérurgique, Valenciennes a touché le fond au début des années 80. Depuis, elle se reconstruit au point d’espérer des lendemains qui chantent.

Le commerce de Valenciennes rêve de décoller

Valenciennes, dans les années 50, est une cité commerciale prospère dont les fleurons économiques, la métallurgie et la sidérurgie, garantissent un pouvoir d’achat important à la population. Tout se gâte à la fin des années 70 avec le désengagement des grosses industries.

Heureusement, les investissements reviennent à la fin des années 90, notamment par le biais de l’automobile. Mais pendant ces années de disette, la situation commerciale n’était guère florissante, beaucoup de boutiques ayant fermé.

Nouveau maire en 1989, Jean-Louis Borloo, s'en émeut considérant qu’il est nécessaire que la ville retrouve le rôle de capitale marchande au sud de la région Nord. Mais la densification de l’appareil commercial ne peut s’imaginer vu l’état de délabrement de la ville. Un vaste projet de requalification urbaine et d’espaces publics, un tramway qui passe dans le centre et un centre commercial urbain “Place d’Armes” ont ainsi été lancé.

Depuis le printemps dernier, tout semble bel et bien achevé avec la mise en service du tramway et l’inauguration du centre commercial “Place d’Armes”. Une structure commerciale urbaine indispensable au rayonnement de Valenciennes, la ville souffrant d’un sous-équipement en grandes enseignes nationales.

Grâce à Place d’Armes, qui limite les évasions vers Lille, Zara, H&M et surtout la Fnac sont arrivés dans la sous-préfecture du Nord. Un magasin alimentaire de 2 500 m² est venu compléter l’offre. Ces implantations ont eu un effet boule de neige puisque de nouvelles  enseignes moyen-haut de gamme s’installent, comme Princesse Tam-Tam, Marionnaud ou Celio qui a requalifié un immeuble sur la place d’Armes pour ouvrir sa boutique.

Même si le gros des travaux est déjà effectué, les acteurs économiques locaux n’entendent pas en rester là et ont engagé la requalification de certaines rues comme celle du Quesnoy ou Mons afin d’élargir le centre. Une chance pour les indépendants, ces opérations pouvant leur offrir la possibilité de fonctionner sans être nécessairement sur des emplacements n°1.

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