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Limoges fait peau neuve, une aubaine pour les commerçants

Par Sophie MENSIOR - Le 30 / 06 / 2008
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La capitale du Limousin mène depuis 2001 une ambitieuse opération de requalification urbaine destinée à embellir son cœur de ville tout en y faisant revenir des habitants. Une aubaine pour les commerçants limougeauds qui peuvent appréhender l'avenir sereinement.

Limoges fait peau neuve, une aubaine pour les commerçants

En dépit de la création en 1989 du centre commercial Saint Martial dans la zone urbaine, la capitale du Limousin a vu sa population quitter progressivement son cœur, signant par là même l'arrêt de mort d'un certain nombre de commerces de proximité. Une conséquence indissociable du développement de l'offre périphérique même si, selon Jean-Gérard Didierre, manager de centre-ville, le chaland limougeaud a l'habitude de "mixer" les deux types de commerce.

La ville a alors conscience de la nécessité d'initier un grand projet de requalification urbaine
, baptisé "Cœur de Limoges”, prioritairement pour réinvestir les premiers étages au-dessus des commerces. Pour le mener à bien, la ville a bénéficié d'aides Fisac (Fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce) qu'elle a, notamment, affectées à la réhabilitation d'immeubles et de logements.

Parallèlement, les modes de déplacement ont été repensés avec la création de couloirs de bus et de nouvelles dessertes sur le haut de l'agglomération et la ville s'est dotée d'infrastructures attractives, comme le Zénith en 2007. Dans le même temps, les franchises, qui ont fait leur apparition dans les années 90, ont redoublé d'intérêt pour la capitale limougeaude comme en atteste l'arrivée, en 2005, de la Fnac, réclamée par les étudiants.

Une bonne nouvelle pour Jean-Gérard Didierre : "Nous souffrions d'une évasion commerciale sur Poitiers dans les années 2000, ce qui a justifié l'installation de nouvelles enseignes, précise-t-il. Depuis, Limoges a retrouvé sa vocation de capitale régionale en attirant de la clientèle venant de Brive ou Tulle." Le centre marchand s'en est trouvé agrandi. Sans parler des 1 500 m2 disponibles entre la place des Bancs et la rue de Consulat, qui pourraient accueillir une grande enseigne, de type Zara.

Bien que largement "investi" par les grandes chaînes nationales, le centre-ville dispose toutefois encore d'un vrai maillage de commerces indépendants, dispersés dans un nombre important de rues. Une présence rendue possible par un prix de l'immobilier commercial raisonnable, même sur les emplacements n° 1 d'après le manager de centre-ville (450 euros le m2 en valeur locative). L'enjeu réside, dorénavant, dans l'homogénéité et surtout la cohérence du circuit marchand.

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