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Nice veut préserver ses commerces de proximité

Par Sophie MENSIOR - Le 08 / 12 / 2014
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La deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur derrière Marseille mène une politique active pour soutenir la diversité commerciale. Pour cela, elle a mis en place toute une batterie d’outils, dont l’Office du commerce et de l’artisanat, qui constitue son bras armé.

Nice veut préserver ses commerces de proximité
Située au bord de la Méditerranée, la cinquième ville de France en termes de population constitue la capitale économique de la Côte d’Azur. Etablie entre mer et montagne, elle bénéficie d’importants atouts naturels. Le tourisme occupe une place de choix dans l’activité économique de la préfecture du département des Alpes Maritimes.

Pour Nice, il est important d’exploiter cette manne touristique, -4 millions de visiteurs par an-, notamment celle liée aux bateaux de croisière qui font escale dans le port. « Dans le cadre de l’opération Tourisme et Shopping lancée par la Chambre de commerce et d’industrie, des manifestations sont organisées pour les accueillir », indique Jacques Kotler, président de la commission commerce de la CCI Nice Côte d’Azur.
Le paysage de la ville s’est modifié avec l’arrivée du tramway en 2007, avec une ligne qui va du Nord au Sud, puis à l’Est. Sur son chemin, il dessert la principale artère commerçante de la ville, l’avenue Jean Médecin, qui regroupe les locomotives, telles Monoprix, la Fnac, H&M... Figure également sur cette avenue le centre Nice Etoile, qui comprend une centaine de boutiques.
La construction d’une nouvelle ligne appelée Est-Ouest, qui doit desservir notamment l’aéroport, devrait être mise en service en 2017.

La ville de Nice comprend 6 000 commerces, essentiellement des TPE (Très petites entreprises). Les grandes enseignes nationales et internationales sont concentrées dans l’hyper centre-ville. "Des quartiers se dessinent avec des identités très fortes », constate Bernard Chaix, président de l’Office du commerce et de l’artisanat de Nice. Par exemple, les bars-restaurants sont concentrés dans le Vieux-Nice. « De nouveaux concepts de restauration arrivent dans cette zone », ajoute-t-il.

Un autre quartier, qui se transforme est celui situé vers le port, autour de la rue Bonaparte, appelé encore « le Petit Marais », en raison de la fréquentation d’une clientèle gay. « Cette clientèle a modifié la nature des commerces. La ville accompagne ces transformations », souligne Auguste Vérola, adjoint de territoire, délégué à l’état civil, aux commerces et aux cultes, à la mairie de Nice.

De façon générale, dans toute la ville, il y a des secteurs sur-représentés comme l’habillement, les cafés et les snacks. « En revanche, nous manquons d’alimentaire, d’épicerie fine », estime Auguste Vérola.

Afin de préserver la diversité commerciale et inciter les chalands à se rendre dans les commerces de proximité, la ville de Nice a mis en place toute une série d’outils. A commencer par l’Ocan (Office du commerce et de l’artisanat de Nice) fondé en juin 2009 par Christian Estrosi, député-maire de la ville et président de la métropole Nice Côte d’Azur, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), la Chambre des Métiers, la Fédération du commerce niçois et l’Office du Tourisme et des congrès. « A l’époque de sa création, le commerce et le tourisme ne travaillaient pas ensemble, raconte Bernard Chaix. Cela a permis de fédérer les commerces de proximité autour d’un projet ».

Différentes actions sont menées comme les chèques cadeaux ou encore la Carte Magique, une carte sans contact, instaurée en 2010 pour laquelle Nice fait office de ville pilote. Aujourd’hui 200 commerçants sont équipés de lecteurs NFC et de la plate-forme de fidélisation et 19 000 porteurs de carte bénéficient des avantages, qu’elle procure.

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