Cession Commerce

Reims relance son commerce à grande vitesse

Par Sophie MENSIOR - Le 02 / 07 / 2007
Suivre sur Twitter

La cité des Sacres est en pleine mutation. Désormais desservie par le TGV Est qui la place à 45 minutes de Paris, Reims a entrepris de réhabiliter son centre et d’y installer un tramway. Autant de bonnes raisons d’aborder l’avenir avec optimisme.

Reims relance son commerce à grande vitesse

Longtemps qualifiée de “belle endormie", la ville a perdu de sa superbe au cours du XXe siècle, notamment à cause de la fermeture de ses usines lainières. Progressivement, le tertiaire et les laboratoires ont pris le relais. Pour remédier à cet affaiblissement du tissu de PME, le train à grande vitesse a été attendu comme le messie.

Maintenant que le TGV est là, depuis le 10 juin, que faut-il en attendre ? Pour Catherine Huguet, directrice du développement économique à la CCI, en charge des projets commerciaux, le virage que la ville doit négocier est crucial : “On attend que le TGV amène du mouvement et de nouveaux projets, espère-t-elle. L’Agence de développement économique y travaille assidûment”. En plaçant Reims à 45 minutes de Paris, le TGV va bouleverser le paysage rémois : “Certaines entreprises ont manifesté leur désir de venir s’implanter chez nous, assure Yves Guinoiseau, vice-président de la CCI en charge du commerce. Nous allons aussi accueillir de nouveaux habitants, travaillant sur Paris, en quête d’un cadre de vie agréable”.

D’importants travaux d’embellissement ont du coup été lancés dans le centre : “L’enjeu est de soigner cet accueil, tant vis-à-vis des nouveaux habitants que des entreprises, avertit Yves Guinoiseau. C’est le défi quotidien qu’il faut relever”. Une réhabilitation complète, à laquelle va s’ajouter la mise en service, début 2011, du tramway, qui rassure François Clément, président des Vitrines de Reims, l’association des commerçants du centre.

Il faut dire que l’offre périphérique est particulièrement importante dans l’agglomération rémoise. Avec plus de 400 000 m2 de surfaces de plus de 300 m2, l’agglomération dispose du plus grand nombre de m2 de surfaces commerciales périphériques par habitant. Reste que le cœur urbain a plutôt mieux résisté ici qu’ailleurs en s’appuyant avant tout sur ses atouts : forte de la deuxième plus forte densité de population après Paris, la cité dispose d’un centre très concentré où se sont installées la plupart des grandes enseignes nationales.

Mais si aujourd’hui, les franchises ne manquent pas à Reims, il manque encore, pour limiter l'évasion sur Paris, des commerces dans le haut de gamme, voire le très haut de gamme, particulièrement dans le prêt-à-porter pour limiter l’évasion sur Paris. Cette main-mise des grandes marques dans le centre-ville ne s’est toutefois pas accompagné d’une disparition des indépendants. Ils sont encore bien implantés et surtout extrêmement dynamiques sur les boulevards périphériques comme l’avenue de Laon ou l’avenue de Paris.

Consciente que l’extrême densité du centre réduit cependant les possibilités d’implantation, la ville a la volonté d’étendre physiquement le centre. Plusieurs projets à venir vont dans ce sens. Profitant de l’arrivée future du tramway, elle a engagé un chantier de requalification et de redensification sur le haut de la rue de Vesle en direction du canal, plutôt déshéritée par rapport à sa partie basse. Les Halles du Boulingrin, fermées depuis 25 ans et classées, devraient faire l’objet d’un plan Fisac pour y installer des artisans d’art. Un projet de nature à redynamiser toute la zone. Une piétonisation de l’axe faisant la jonction entre la place Drouet d’Erlon et la gare devrait également participer à cette extension du centre.

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises