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Toulouse prend son envol, le commerce ne peut s'en plaindre

Par Sophie MENSIOR - Le 11 / 07 / 2006
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Les travaux d'aménagement et d'embellissement urbain vont s'achever en 2007 avec l'ouverture de la deuxième ligne de métro. Forte d'un solde migratoire extrêmement positif, la ville rose, entre tradition et modernité, appréhende l'avenir avec optimisme.

Toulouse prend son envol, le commerce ne peut s'en plaindre

Capitale historique et emblématique du Sud-Ouest, Toulouse connaît une évolution fulgurante depuis une décennie. Avec un solde positif de 10 000 nouveaux habitants chaque année, la ville a le vent en poupe.

Avec son industrie aéronautique qui fait vivre près de 100 000 personnes, elle dispose d’une formidable locomotive. En se tournant vers les activités à forte valeur ajoutée, elle a souhaité réduire sa dépendance à Airbus.
Mais cet apport de population, qui a profité à toute l'agglomération, d’1 million d'habitants, a eu également des conséquences commerciales. Le plus grand carrefour d'Europe a, par exemple, élu domicile à Portet-sur-garonne.

Ces extensions périphériques n'ont pourtant pas eu de conséquences désastreuses sur le centre-ville : " Les nombreuses opérations urbanistiques ont permis de maintenir un commerce de proximité.
Mieux, le nombre de points de vente a augmenté, en particulier entre 1997 et 2004 où l'on recense une progression de 5,4%  " assure Jean-Jacques Bolzan, chargé du commerce à la mairie.
Pour Daniel Benyahia, vice président de la CCI, l’optimisme est de rigueur : " Le prix des pas de porte ne cesse d'augmenter, souligne-t-il. La rentabilité au m² du centre est le double de celle de la périphérie et la fréquentation y est encore bien supérieure ".

Mais s'il subsiste quelques baux vacants, le prix de l'immobilier commercial est tel que la situation se complique pour les indépendants dans le centre, par ailleurs très concentré : " Mais c'est un atout car on a tout sous la main, juge-t-il. Le luxe rue Croix-Baragnon comme le bas de gamme rue Saint Rome. C'est la force de notre centre. Le réseau d'indépendants est solide et dynamique. Certains continuent à prendre des parts de marché et à se développer " . Particulièrement dans les loisirs, l’art, la culture et les sports qui enregistrent une augmentation de 10% du nombre de points de vente.

Reste l'alternative des faubourgs longtemps négligés au profit du centre-ville. La Mairie projète de mieux y structurer l'action commerciale en réaménageant notamment les places. L'arrivée de la deuxième ligne de métro devrait y contribuer. D'autant que, chose rare, on y trouve toutes sortes de commerces.
Maintenir l’attractivité du centre tout en valorisant les quartiers, tel est le défi de Toulouse.

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