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Toulouse veut garder sa diversité commerciale

Par Sophie MENSIOR - Le 23 / 11 / 2015
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La métropole régionale continue d'attirer. Face à une périphérie très développée, elle doit veiller à la bonne marche de son centre-ville, qui comprend des commerces variés. Le projet d'aménagement du catalan Joan Busquets devrait y contribuer.

Toulouse veut garder sa diversité commerciale

Capitale de la région Midi-Pyrénées, "la ville rose ", qui doit ce surnom à la couleur de sa pierre, est la quatrième commune la plus peuplée de France, après Paris, Marseille et Lyon. Elle tire son dynamisme de l’industrie aéronautique et spatiale, accueillant le siège social d’Airbus et de sa maison mère Airbus Group.
« Une personne sur trois travaille dans l’aéronautique », appuie Ronan Mahéo, responsable service commerce à la CCI (Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse).

De fait, l’agglomération attire : depuis 10 ans, elle gagne 15 000 nouveaux habitants par an, soit un total net de 9 000 personnes, si l’on soustrait ceux qui la quittent. « Ce qui représente +12 % de ménages en plus en 5 ans », ajoute-t-il. Une attractivité qui n’est pas prête de s’arrêter puisqu’Airbus dispose d’un carnet de commandes rempli pour les dix années à venir.

Philippe Léon, le président de la fédération des commerçants de l’hypercentre de Toulouse, tient à tempérer l’impact de la zone Airbus : « Il s’agit d’un effet « miroir aux alouettes » pour le centre-ville car cette population a tendance à consommer dans les centres commerciaux de périphérie et par le biais des comités d’entreprise ».

Comment se compose le paysage commercial ? La ville est entourée de centres commerciaux de périphérie, on y trouve notamment plus grand Carrefour d’Europe, situé à Portet-sur-Garonne. « La périphérie est bien garnie et elle continue de croître », souligne Ronan Mahéo. Un certain nombre de m² ont été autorisés mais ne sont pas encore sortis de terre. « En 5 ans, la consommation a augmenté de 12 % et l’offre en m² de 20 %, l’équipement commercial a grossi deux fois plus vite que la consommation », indique-t-il.
Il existe aussi des centres commerciaux dans le centre-ville, comme la Galerie Reflet Compans, située en bordure de l’hypercentre. Elle vient d’être rachetée par le promoteur Pitch Promotion, qui entreprend sa rénovation.
 
Le centre-ville pèse 21 % du chiffre d’affaires de l’aire urbaine et recense 60 % de commerçants indépendants, ce qui constitue un score plutôt enviable. Pour Philippe Léon :  « ces petites surfaces commerciales sont un atout pour la ville car elles permettent de maintenir un commerce diversifié. On y voit des boutiques originales, que l’on ne trouve nulle part ailleurs »

En termes d’emplacement, c’est bien la rue d’Alsace-Lorraine, qui constitue l’artère numéro un, selon un comptage piéton, 35 000 personnes y passent par jour et 55 000 pendant les fêtes. Ensuite des thématiques sont recensées par quartier.

Autre particularité de Toulouse, elle est dénommée "la ville aux 1000 restaurants", ce qui en fait la commune de France, qui compte le grand nombre de restaurants par habitant. Elle est aussi surnommée " la ville aux 1000 agents immobiliers" ou encore "la ville aux 1000 avocats"…
Le taux de vacance est d’environ 5 % dans les quartiers, en revanche la situation est moins facile dans les quartiers.

Si la crise de 2008 n’a pas eu de répercussions négatives dans le centre-ville, depuis deux ans la situation est plus compliquée avec les travaux et le climat économique difficile. Les axes de circulation et de transports font l’objet d’un vaste plan de restructuration. Porté par l’urbaniste catalan Joan Busquets, il a pour objectif  de fluidifier la circulation et de faire place aux piétons. De façon plus générale, ce projet  prévoit un aménagement global du centre-ville dans les cinq années à venir.
 

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