Cession Commerce

Tours veut agrandir son centre commerçant

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 01 / 2008
Suivre sur Twitter

Joyau historique, le centre-ville de Tours a vu son rayonnement s’étioler au bénéfice des grands ensembles commerciaux périphériques. Déterminés à enrayer cette tendance, les acteurs économiques tablent sur son agrandissement, en développant l’offre commerciale dans de nouveaux quartiers, pour lui redonner son lustre d’antan.

Tours veut agrandir son centre commerçant

Avec une zone de chalandise estimée à 510 000 habitants, la capitale des châteaux de la Loire est le poumon économique de la région. Mais le commerce urbain y a suivi les grandes tendances nationales : concentration de la distribution, développement des centres commerciaux à la périphérie et apparition de grandes enseignes spécialisées et de galeries marchandes en centre-ville.

Sur les axes principaux, toutes les grandes enseignes ont désormais pignon sur rue. En périphérie, de grands pôles commerciaux, à vocation régionale, rassemblent hypermarchés et la plupart des réseaux spécialisés. Un développement que la coprésidente de l’Union des commerçants, Marie-France Mahajoub, juge mal maîtrisé : “On a observé un ralentissement du commerce urbain. Pour endiguer ce déclin, certains quartiers ont été refaits et les galeries ont ouvert sur la rue Nationale.”

L’agglomération étant très regroupée, il faut faire attention à ce que l’on met en périphérie, reconnaît Joëlle Monsigny pour la mairie. Le centre-ville continue à être compétitif mais il s’est recentré. On doit être vigilant pour que le commerce de proximité se maintienne, notamment en raison des loyers pratiqués.”

Une analyse partagée par Marie-France Mahajoub
: “Les enseignes ont fait monter les prix de telle sorte que la rue Nationale est devenue inabordable pour les petits indépendants. On peut nourrir des craintes pour leur avenir quand on voit que lorsqu’un indépendant vend sa boutique, il est remplacé à 80 % par une enseigne. Le centre, petit par la taille, est devenu très cher.”

Reste que le centre-ville représente encore un peu plus du tiers de l’appareil commercial de la ville, petits et grands commerces confondus. Son hypercentre commerçant, principalement articulé autour des rues de Bordeaux, Nationale et des Halles, se réduit cependant comme une peau de chagrin.

Même si l’un des atouts de Tours réside dans cette complémentarité entre les grandes enseignes qui jalonnent la rue Nationale et les indépendants multimarques, les décideurs tourangeaux souhaitent étirer le centre en développant des quartiers vieillissants. C’est notamment le cas du quartier des Halles pour lequel un plan Fisac a permis de maintenir les derniers commerces alimentaires. Au Nord, l’irruption du parking Anatole-France en bas de la rue de la République devrait redynamiser certaines rues, comme celle du Commerce dont l’éponyme est jusqu’à présent galvaudé.

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises