Cession Commerce

BRICOLAGE

Dernière mise à jour
le 25/10/2013

Vendre un commerce Bricolage

Définition de la profession

On évoque souvent « l’univers du bricolage », le terme « bricolage » s’entendant largement pour englober l’outillage, la quincaillerie, l’amélioration de l’habitat et le jardinage.


On distingue les Grandes Surfaces de Bricolage (GSB de plus de 400m2), les magasins de taille moyenne (de 400 à 1000 m2) et les petits magasins traditionnels (400 m2 et moins).

Les GSB, qui représentent plus de 70% du chiffre d’affaires de l’ensemble de la profession, sont incarnées par dix têtes de réseaux organisés en succursales, franchises ou groupements coopératifs. Les magasins intermédiaires adhèrent  essentiellement à ces groupements coopératifs, tandis que les petits magasins traditionnels des centre villes, d’abord indépendants, ont de plus en plus tendance à rejoindre les groupements de commerce organisés.

Si la plupart des GBS disposent de leur propre organisme de formation en interne, aucune formation n’est obligatoire pour accéder à la profession, sauf à se spécialiser dans la quincaillerie avec un Brevet Professionnel ou un CAP. Dans tous les cas, il faut être bricoleur et pragmatique avec un goût prononcé pour le service, le conseil et le contact humain, sans oublier des aptitudes certaines à la gestion, compte tenu de l’importance de la gestion des stocks pour bien exercer la profession.


Contexte actuel

En dépit de la crise économique et immobilière, la marché bénéficie toujours de facteurs de croissance au nombre desquels l’appétence des français pour le cocooning, la contrainte à faire soi-même face aux contraintes budgétaires et le souci du développement durable, économies d’énergies comprises. On a toutefois assisté ces dernières années à un ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires du secteur, tant en volume qu’en valeur, principalement du fait de la mauvaise tenue du marché immobilier et, surtout, du fait de la réduction des délais de paiement des fournisseurs affectant en priorité les indépendants.

Le circuit traditionnel a cependant limité les dégâts en 2012, flirtant même avec la croissance, fort de +0,5% de progression de son chiffre d’affaires, sortant ainsi de la spirale de décroissance qui avait caractérisé son évolution depuis une dizaine d’années.

L’internet progresse plus rapidement que le circuit traditionnel avec près de 5% de parts de marché, étant toutefois rappelé que la vente sur Internet ne concerne pour l’heure qu’une infime partie de l’offre en bricolage (produits lourds et encombrants difficiles à transporter ou produits  bien connus n’exigeant pas de conseils ou d’explications).

Les GBS de plus de 400 m2, les premières à exploiter les potentialités de l’Internet, sortent bien leur épingle du jeu en augmentant leurs parts de marché à la faveur d’atouts concurrentiels évidents tels que les prix attractifs (le hard Discount se porte bien aussi) et les gammes de produits proposés.

Les négociants restent quant à eux davantage tributaires de la diminution des mises en chantier et des transactions immobilières, même s’ils ont eu tendance à regagner du terrain en 2012. Le secteur est appelé à se concentrer.


Equipement – immobilisations


Les principaux investissements de départ portent sur les aménagements à renouveler périodiquement et sur les équipements tels que l’informatique  ou le matériel de découpe par exemple. La plupart des têtes de réseau proposent des formules de financement  et/ou des sociétés de caution mutuelle. Il est possible de négocier avec une centrale d’achat ou son groupement des délais de paiement pour les stocks initiaux.

Les achats représentent pour leur part 65% environ du chiffre d’affaires. L’adhésion à une centrale d’achat ou à une enseigne facilitera leur gestion, en plus d’assurer de meilleures conditions d’achat, étant rappelé que l’approvisionnement auprès des grossistes, nombreux et dispersés, reste fastidieux. Si le personnel constitue le second poste de charges, il ne faut pas non plus perdre de vue que le montant du loyer peut être élevé en centre-ville.


Conditions d’exploitation

Il est possible d’opter pour le statut d’entrepreneur individuel ou pour la création d’une société, choisie par 40% des surfaces de moins de 400 m2 et par 80% des surfaces de plus de 400 m2, la SARL restant la forme la plus prisée.

Les stocks qui représentent de 4 à 5 mois de chiffre d’affaires sont essentiels : il faut veiller en permanence à leurs réassortiments, les ruptures de stocks restant commercialement très préjudiciable dans le secteur du bricolage.

Les secteurs des villes de moins de 25.000 habitants sont les plus recherchés parce que délaissés par les GSB. Selon les Editions Francis Lefebvre, la valeur du fonds de commerce pour un magasin de bricolage varie  de 30 à 50% du Chiffre d’affaires TTC/an.


Eléments financiers


Il faut savoir que les recettes sont plus élevées au printemps, et nettement plus faibles en hiver, et que les marges restent plus élevées sur les petits articles (clous, vis, boulons…).

Les fonds propres doivent être élevés pour financer les investissements et besoins en fonds de roulement supérieur à 30 jours de chiffre d’affaires Hors Taxe et la gestion de la trésorerie doit être rigoureuse, compte tenu des effets conjugués  de l’importance des stocks et de la saisonnalité de l’activité.

Règlementation en vigueur

Pour l’installation, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préalable d’ouverture ; la Loi LME du 4 août 2010 a relevé le seuil d’autorisation d’implantation et d’extension des surfaces commerciales de 300 à 1000 m2.
Le local devra par ailleurs répondre aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public, essentiellement applicables aux produits mis en vente ; la Fédération Française de bricolage  a justement rédigé une charte précisant l’ensemble des règles applicables aux produits mis en vente.

 
A savoir 

L’outillage, secteur historique et fondateur du bricolage, se distingue depuis deux ans  par une forte croissance de ses volumes et de son chiffre d’affaires. De manière plus générale, le marché du bricolage, marché très concurrentiel sur lequel rien n’est jamais acquis,  s’est inscrit en 2012 dans une perspective de légère croissance, même si, tous circuits confondus, il a peiné à atteindre les 2% de progression en valeur.
Cette évolution ne s’explique pas forcément par des raisons conjoncturelles. En fait, les utilisateurs ayant désormais des exigences claires et précises, en attendant davantage de fonctionnalité et d’esthétique des nouveaux produits, les industriels ont su porter l’effort sur des équipements offrant de réelles innovations en termes de performances et de facilités d’utilisation. En outre, le développement d’Internet par les grandes enseignes avec le développement de solutions multicanaux (web, call-center, bornes, mobiles…) semble contribuer à booster le marché en mutation.
 

Adresses utiles

- La Fédération Française des Magasins de Bricolage et de l’Aménagement de la Maison (FMB)

Elle représente les enseignes de la Grande Distribution  du Bricolage : www.fmbricolage.org

- Union Nationale des Industriels du Bricolage et de l’Aménagement du Logement (Unibal) :www.unibal.org


Pour aller plus loin…

-Unibal propose sur son site Internet une rubrique « Marchés, indices et Etudes » ainsi que, pour ses adhérents, des actes de colloques  de ses Journées stratégiques ; dernier en date, « Les clés pour mieux piloter son entreprises dans un environnement économique incertain et un marché en pleine mutation ». L’organisme a aussi créé, toujours au bénéfice de ses adhérents, cinq commissions qui se réunissent régulièrement pour leur permettre d’échanger leurs expériences et de faciliter leur mise en réseau autour des thèmes suivants : « Force de vente », « Export », « Développement Durable », « Juridique » et « Logistique ».

-Bricomag, le magazine du bricolage : www.bricomag-news.com   
 
 Sources : jesuisentrepreneur.fr ; Bricomag ; Unibal
 
 
Fiche créée le 21 octobre 2013 par l’agence de presse Sub Verbo


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