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Des maires optimistes quant à l'avenir de leurs commerces

Par Sophie MENSIOR -  
Le 05/06/19
Quel regard portent les élus locaux sur l’urbanisme commercial et ses enjeux ? C’est le thème d’une une enquête CNCC (Conseil National des centres commerciaux) / La Gazette des communes dévoilée dans le cadre du SIEC, salon du retail et de l’immobilier commercial. 450 élus de communes de plus et de moins de 10 000 habitants ont été interrogés sur l’ensemble du territoire national.

Plusieurs enseignements s’en dégagent :

-A contre-courant du pessimisme ambiant, la situation est plutôt positive. En effet, un répondant sur deux perçoit positivement l’évolution du paysage commercial de leur commune depuis 10 ans. Quant à leur vision de l’avenir commercial, ils affichent un optimisme clair et volontariste, avec respectivement 64 % des communes de moins de 10 000 habitants et 70 % pour celles de plus de 10 000 habitants.

-L’optimisme des élus locaux s’explique notamment par la croissance économique de leur territoire, la volonté des collectivités et des projets d’aménagement mis en place. Mais aussi par les dispositifs nationaux, tels la loi Elan, dont ils préfèrent en grande majorité les mesures incitatives plutôt que les contraintes et restrictions.

Près d’un élu sur 2 souhaite un allègement de la fiscalité
 

-Le changement des habitudes de consommation et la présence trop importante des centres commerciaux apparaissent comme les principaux freins au développement du commerce dans leur commune. Un frein à nuancer puisque 49 % des répondants (communes de moins de 10 000 ha) et 61 % (plus de 10 000 ha) estiment que les professionnels des centres commerciaux peuvent être des partenaires utiles. Pour la plupart d’entre eux (94 % et 81 %), la présence d’un centre commercial dans le centre-ville représente même un atout !

-Quant aux solutions prioritaires pour revitaliser un centre-ville, l’allégement de la fiscalité locale sur le foncier ressort en tête. Une réglementation équitable entre le commerce physique et l’e-commerce est souhaitée par les communes de moins de 10 000 habitants.
En termes d’innovation à privilégier, c’est la mise en place de boutiques éphémères qui arrive en première position, qu’il s’agisse des communes de moins ou de plus de 10 000 habitants.